Blog Auto-Entrepreneur

Toutes les actualités et les idées autour de l'auto-entreprise et du travail freelance sont dans ce Blog Auto Entrepreneur.

La crise sanitaire du COVID-19 a mis le pays au ralenti voire à l’arrêt total pour certaines activités. Vous êtes nombreux à vous demander si l’État sera à vos côtés pour vous aider financièrement. Des solutions ont été mises en place pour vous accompagner. Voici les principales à l’heure où nous écrivons ces lignes.

Report des cotisations sociales URSSAF

Il vous est possible de repousser le versement de vos cotisations mensuelles de février qui sont à déclarer le 31 mars. Pour cela rendez-vous dans votre espace URSSAF et indiquez 0 dans la déclaration de chiffre d’affaires. Aucune pénalité de retard ne sera retenue.

Attention, il s’agit bien d’un report. Les cotisations seront dues les mois qui suivront le retour à la normale. Elles seront lissées chaque mois jusqu’à décembre 2020.

MAJ : L’URSSAF a mis en pause les prélèvements de cotisations de mars et avril.

Une aide de 1500€ pour le mois de mars

Un fonds de solidarité a été mis en place par l’État français. Deux conditions sont à remplir pour bénéficier de la somme forfaitaire de 1500€ :

  • Ne pas avoir un chiffre d’affaire supérieur à 1M€ de chiffre d’affaires sur l’exercice précédent
  • Avoir subi une perte de plus de 70% de son chiffre d’affaires suite à la pandémie.

Pour l’instant le calcul de la perte de 70% de CA sera fait sur la base du chiffre d’affaires N-1. Il convient donc de comparer votre chiffre d’affaire de mars 2020 avec celui de mars 2019. Pour les nouvelles auto-entreprises (création après mars 2019), le chiffre d’affaire référentiel est le CA moyen depuis la création. L’aide mensuelle pourra être amenée à être renouvelée selon la durée du confinement.

Les dossiers/demandes seront à déposer à partir du 1er avril sur le site impots.gouv. Attention bénéficier de l’aide, il faut que votre auto-entreprise soit votre activité principale.

Le syndicat des indépendants (indépendants.co) est en discussion avec le gouvernement pour faire entendre la voix de tous les travailleurs indépendants afin de les aides pendant cette période difficile. Une pétition est en court, à découvrir ici.

bonjourautoentrepreneur.fr soutien toutes les micro-entreprises. Nous vous souhaitons bon courage pendant cette période pleine d’incertitudes. Prenez soin de vous et surtout #Restezchezvous

Vous ne le savez peut-être pas encore mais il existe de nombreuses aides pour vous accompagner au démarrage de votre activité en auto-entreprise. Des aides financières, des exonérations mais également des accompagnements pour démarrer du bon pied. Voici les principales…

Exonération CFE 1ere année

Première aide, l’exonération de la cotisation foncière des entreprises. Elle est accordée à tous les créateurs d’entreprises la première année d’activité.

ACRE

C’est une aide qui a évoluée depuis le 1er janvier 2020. Il s’agit d’une exonération partielle de vos charges sociales. Initialement, 75% la première année d’activité puis 25% la seconde et 10% la troisième. Depuis le 1er janvier 2010, il s’agit d’une exonération de 50% des cotisations la première année d’activité. Voir notre article sur la réforme de l’ACRE (https://www.bonjourautoentrepreneur.fr/2019/09/26/reforme-acre-baisse-taux-octobre-2019.html).

ARE

Si vous remplissez les conditions d’obtention de l’ARE (rupture conventionnelle, fin de CDD, licenciement…), il est possible de cumuler cette aide avec les revenus de votre auto-entreprise (montant à déclarer auprès de Pôle Emploi tous les mois). Chaque mois, le montant de l’ARE évoluera en fonction de vos nouveaux revenus.

Le calcule est le suivant :

1 - Commencez pas imputer un abattement forfaitaire pour frais professionnels sur votre chiffre d’affaires (vente : abattement de 71%, prestation de services : abattement de 50%, libérale : abattement de 34%) afin de déterminer votre revenu.

2 - Ensuite déduisez 70% de ce revenu mensuel, précédemment calculé, au montant de l’ARE que vous perceviez.

Résumé :

[ARE mensuelle – [(CA – abattement pour frais professionnels*) x 0,70]] ÷ allocation journalière

Voici donc le nouveau montant de l’ARE que Pôle Emploi vous versera en complément des revenus de votre auto-entreprise.

Retrouvez le détail sur le site de l’UNEDIC.

ARCE

L’Aide à la Reprise ou à la Création d’Entreprise vous permet de bénéficier de vos allocations chômage sous forme de capital. Ici vous percevrez 45% du montant en deux temps. Un premier à la création de votre auto-entreprise puis un second six mois après.

A vous de choisir entre percevoir 100% de vos allocations mensuellement avec l’ARE sur 2 ans en déduisant votre chiffre d’affaires ou 45% via l’ARCE au début de votre activité + 100% des bénéfices de votre auto-entreprise.

NACRE

On parle ici du Nouvel accompagnement pour la création ou la reprise d’entreprise. C’est avant tout une aide pour monter son entreprise (montage du projet de création ou de reprise d’entreprise, à la structuration financière et au démarrage de l’activité). Vous pouvez être accompagné pendant 3 ans. Voir les conditions.

AGEFIPH

Aide accessible pour les personnes en situation de handicap. Il s’agit d’une aide forfaitaire de 5000€ qui vient faciliter le démarrage de l’entreprise. Pour en bénéficier, plusieurs conditions sont à remplir dont un apport personnel d’au moins 1500€.

Dispositifs fiscaux zonés

Renseignez-vous sur la zone d’activité de domiciliation de votre auto-entreprise. Certaines zones urbaines ou de campagnes vous permettent de bénéficier d’allégements ou d’exonérations d’impôts. C’est le cas notamment des ZFU (zones franches urbaines) ou des BER (bassins d’emploi à redynamiser).

Aides régionales / locales

Informez-vous localement sur les aides et les concours qui sont à votre disposition. La région, le département, certains organismes privés ou associations proposent souvent des prêts intéressants ou des dotations pour des auto-entreprises innovantes.

Voici une première approche pour vous permettre d’approfondir en fonction de votre situation. Notre équipe de bonjourautoentrepreneur.fr est bien entendu disponible via notre chat pour répondre à toutes vos questions et vous aider à chaque étape de la vie de votre auto-entreprise.

C’est une démarche obligatoire pour tout chef d’entreprise : déclarer son chiffre d’affaires (CA). Ce chiffre d’affaires va déterminer les cotisations que vous devrez verser à l’État. Plusieurs paramètres rentrent en compte pour bien réaliser cette déclaration. Nous vous les présentons ci-dessous.

Quand déclarer son chiffre d’affaires ?

En fonction du choix que vous définissez à la création de votre entreprise, votre déclaration sera mensuelle ou trimestrielle. Cette périodicité pourra être modifier auprès de votre CFE avant le 31 octobre pour une modification au 1er janvier suivant.

  • Déclaration mensuelle : Chaque dernier jour du mois on déclare le CA du mois
  • Déclaration trimestrielle : 30 avril (CA de janvier, février, mars), 31 juillet (CA d’avril, mai, juin), 31 octobre (CA de juillet, août, septembre), 31 janvier (CA de octobre, novembre, décembre).

Lors de votre première année d’activité, vous avez 3 mois pour réaliser votre première déclaration auprès de l’Urssaf. Ensuite le rythme classique reprend.

Attention, même si vous n’avez réalisé aucun chiffre d’affaires vous devez remplir votre déclaration avec le chiffre 0. Des pénalités peuvent être appliquées si ce n’est pas réalisé (50€).

Que déclare t-on comme chiffre d’affaires ?

Si votre auto-entreprise n’est pas soumise à la TVA, vous devez déclarer, le chiffre d’affaires encaissé. Si vous avez facturé mais que vous n’avez pas encore été payé, ce chiffre d’affaires ne sera pas à indiquer. Si en revanche, votre auto-entreprise sort de la TVA, il est important de savoir qu’il faut déclarer le chiffre d’affaires HT.

Comment et où déclarer son chiffre d’affaires ?

La première solution et la plus simple est de passer pas notre servicebonjourautoentrepreneur.fr. En effet, lorsque vous utilisez notre service de facturation pour facturer vos clients, nos experts s’occupent de déclarer automatiquement et à votre place, votre chiffre d’affaires réalisé. Vous n’avez donc rien à faire. Plus de paperasse !

Si en revanche vous devez réaliser vos déclarations seul. Pendant longtemps, les déclarations étaient réalisées sur le site net-entreprises.fr mais ce n’est plus le cas depuis 2019. Il faut dorénavant vous rendre sur le site autoentrepreneur.urssaf.fr Depuis le 1er janvier 2019, les déclarations sont uniquement effectuées en ligne. Finies les déclarations papier. Vous devez alors vous rendre sur ce portail web ou sur leur application mobile. AutoEntrepreneur Urssaf.

Une fois connecté vous pourrez renseigner votre chiffre d’affaires réalisé et gérer vos options de paiements (par carte bancaire ou mandat de prélèvement). Notez qu’il faudra bien distinguer les différents chiffres d’affaires (libérale, artisanale ou commerciale) si votre activité le nécessite.

Que paie-t-on ?

Les cotisations que vous allez régler mensuellement ou trimestriellement, correspondent aux cotisations sociales, aux taxes des frais de chambres consulaires, à la contribution pour la formation professionnelle. Si vous avez opter pour le versement forfaitaire libératoire, vous paierez également votre partie d’impôt sur le revenu.

Vous savez maintenant comment déclarer votre chiffre d’affaires en tant qu’auto-entrepreneur. Mais le plus simple reste encore d’utiliser bonjourautoentrepreneur.fr pour avoir l’esprit libre et ne pas se tromper. Une déclaration automatique et les conseils de nos experts, c’est la force de notre startup.

L’année 2020 sera une année chargée pour les auto-entreprises. Réforme de l’ACRE, plafonds de chiffre d’affaires, assurance maladie autant de sujets qu’il vous faudra suivre et comprendre pour assurer la réussite de votre micro-entreprise.

Les plafonds de chiffre d’affaires en 2020

En 2018, les seuils de chiffre d’affaires ont été doublés. Actuellement 172 600 euros pour les ventes de marchandises et 72 500euros pour les prestations de services.En janvier 2020, les plafonds seront revalorisés pour trois ans. La prochaine réévaluation sera donc prévue pour 2023.

Assurance maladie en 2020 : CPAM

A compter du 1er janvier 2020, la protection sociale de l’auto-entrepreneur est rattachée au régime général. En tant qu’auto-entrepreneur vous serez donc désormais en contact avec la CPAM de votre lieu de résidence. Ils s’occuperont des remboursements de soins, du versement d’indemnités journalières ou de la pension d’invalidité… Une vingtaine de professions sont encore rattachées à la Cipav. Nous les citions dans notre article dédié à la retraite pour les auto-entrepreneurs. Sachez qu’il sera possible de quitter la Cipav pour rejoindre le régime général en 2020. Il faudra alors bien mesurer les avantages et les inconvénients.

Congés maternité en 2020

Tout comme les salariés vous bénéficiez maintenant de 8 semaines de congés avec arrêt total. Une reprise partielle pourra être organisée de manière encadrée et progressive. L’indemnisation journalière sera de 54euros/jour pour une femme ayant obtenu un revenu sur 12 mois de plus de 3000 euros.

La réforme de l’ACRE, l’exonération des cotisations

C’est le point de la loi de finance 2020 qui a fait grincer des dents en fin d’année 2019. Le gouvernement souhaite modifier, via décret, l’exonération des cotisations sociales accordées pendant les trois premières années d’activité aux auto-entrepreneurs à partir du 1er janvier 2020. Actuellement les exonérations sont de 75%, 50% et 25% étalées sur 3 années respectives.

Conséquence : les nouveaux taux d’exonérations Création avant 2020 : 50% la première année, 25% la deuxième année, 10% la troisième année. Création en 2020 : 50% la première année, 0% les deux autres années

L’ACRE devrait également vivre un retour en arrière et être accordée aux demandeurs d’emploi et aux étudiants. Auparavant elle était accordée à tous créateurs ou repreneurs d’entreprise.

Retraite de l’auto-entrepreneur en 2020

Sujet important, nous avons dédié un article complet sur la retraite pour les autoentrepreneurs.

Une année mouvementée pour les auto-entreprises. Le statut reste encore et toujours un point de départ solide pour lancer son activité. Bonjourautoentrepreneur.fr est là pour vous accompagner dans vos démarches de A à Z (de la création à la déclaration de votre chiffre d’affaires). N’attendez plus pour démarrer et créer votre auto-entreprise.

La retraite est un élément important à prendre en compte lorsque l’on décide de créer son auto-entreprise. Même si cette période peut paraître lointaine dans la vie d’un auto-entrepreneur, il est important de connaître son fonctionnement afin de ne pas avoir de mauvaises surprises.

L’auto-entrepreneur peut être affilié soit à la Sécurité social des indépendants (SSI), soit à la Caisse interprofessionnelle des professions libérales (Cipav). Depuis janvier 2018, il existe une liste de 19 professions qui détermine les métiers rattachés à la Cipav. La liste est la suivante :

  • architecte, architecte d’intérieur, économiste de la construction, maître d’œuvre, géomètre expert ;
  • ingénieur conseil ;
  • moniteur de ski, guide de haute montagne, accompagnateur de moyenne montagne ;
  • ostéopathe, psychologue, psychothérapeute, ergothérapeute, diététicien, chiropracteur ;
  • artiste non affilié à la maison des artistes ;
  • expert en automobile, expert devant les tribunaux ;
  • conférencier.

Depuis janvier 2019, si votre profession libérale ne fait plus partie de cette liste, vous avez la possibilité de demander un rattachement à la SSI.

Comment fonctionne la cotisation retraite ?

A l’instar d’un salarié classique, vous allez cotiser tout au long de vie active. Comme nous en avions parlé précédemment, votre auto-entreprise est soumise à des cotisations mensuelles ou trimestrielles. Ces cotisations sont calculées en fonction de votre chiffre d’affaires sous forme de pourcentage. Un pourcentage qui change en fonction du type d’activité que vous exercez. Dans ces cotisations, une partie est dédiée à l’assurance vieillesse. Vous n’avez donc aucune démarche particulière à effectuer pour cotiser et vous êtes rattaché automatiquement à la SSI ou la Cipav le jour de la création de votre auto-entreprise.

Le calcul de votre retraite

À ce jour et avant toute nouvelle réforme l’âge minimum légal de départ à la retraire pour un auto-entrepreneur est de 62 ans, pour les personnes nées après 1954. Il faut ensuite justifier d’un nombre de trimestres validés (de 166 à 172 en fonction de votre date de naissance) pour atteindre sa retraite à taux plein, comme un salarié classique. Pour valider un trimestre, l’administration fiscale, impose un chiffre d’affaires minimum à effectuer. Ce chiffre d’affaires pour valider un trimestre évolue en fonction de votre domaine d’activité.

Tableau BPI

Tableau : Source BPI France

Si votre auto-entreprise est un complément de revenus, vous pourrez valider des trimestres supplémentaires dans la limite de 4 maximum par année.

Vous avez maintenant les clés pour calculer vos droits à la retraite. Avec les nouvelles lois de finance à venir, le système de retraite des auto-entrepreneurs pourra être amené à changer. Mais pour l’instant, c’est ce système actuel qu’il faudra appliquer.