Blog Auto-Entrepreneur

Toutes les actualités et les idées autour de l'auto-entreprise et du travail freelance sont dans ce Blog Auto Entrepreneur.

Créer une auto-entreprise et être mineur (entre 16 et 18 ans) n’est pas incompatible. Certaines conditions sont à respecter afin de protéger sa personne avant sa majorité. Voici les éléments clés.

Une distinction importante est à prendre en compte avant de commencer une quelconque démarche. Le mineur est-il émancipé ou non ? C’est à dire qu’il faut déterminer si les parents ou un référent légal ont autorité sur le mineur.

Le cas du mineur non émancipé

Vous êtes encore sous l’autorité de vos parents, il vous faudra alors leur accord pour créer votre auto-entreprise. Idem si votre représentant légal est un administrateur légal plus juge des tutelles ou un conseil de famille. L’accord sera rédigé sous la forme d’un acte sous seing-privé ou d’un acte notarié. Il faudra ensuite vous rendre physiquement au CFE de votre département afin de lancer les démarches de création de votre auto-entreprise. Une seule forme juridique s’offre à vous : l’auto-entreprise mais avec une responsabilité limitée. On parle ici d’AERL. C’est une forme spéciale qui vous permet de protéger votre patrimoine personnel en cas de faillite. Votre micro-entreprise sera en revanche limitée dans le type d’activité que vous souhaitez exercer. Certains diplômes sont nécessaires par exemple pour exercer une activité (VTC : permis de conduire, profession libérale : diplômes). Vous serez donc limités aux activités libérales non réglementées.

Le cas du mineur émancipé

Les démarches sont les mêmes qu’un adulte à quelques exceptions près. Pour créer votre entreprise, deux formes juridiques s’offrent à vous :

  • l’auto-entreprise classique
  • l’auto-entreprise à responsabilité limitée (AERL)

Contrairement au mineur non émancipé vous avez la possibilité de créer votre auto-entreprise en ligne. Côté activité vous pouvez exercer dans le secteur libéral, artisanal et/ou commercial. Attention certaines professions nécessitent des diplômes ou qualifications obligatoires. Elles vous sont donc interdites.

Afin d’exercer des actes de commerce il faudra obtenir l’autorisation du président du TGI ou celle du juge des tutelles lors de votre demande d’émancipation.

N’oubliez pas qu’en tant que mineur émancipé vous êtes responsable de vos actes et que bien qu’une auto-entreprise soit plus souple à gérer elle n’en reste pas moins une entreprise qui impose d’être responsable et demande du sérieux au quotidien.

Mineur et auto-entreprise c’est possible, il faut juste bien respecter quelques point avant de vous lancer. Mais sachez que vous avez déjà une longueur d’avance sur votre entrée dans la vie active.

Vous êtes fin près à créer votre auto-entreprise. Plusieurs éléments importants sont nécessaires pour réussir dans son projet et devenir son propre patron. Voici des conseils pour bien démarrer.

Anticiper les charges

Les cotisations que vous allez devoir verser à l’URSSAF correspondent à un pourcentage de votre chiffre d’affaires. Il est important de se projeter pour ne pas dépenser tout ce que vous percevez et vous retrouver sans pouvoir régulariser vos cotisations d’auto-entrepreneur.

Petit rappel des cotisations. Elles sont différentes en fonction de votre secteur d’activité :

  • Vente de marchandises : 12,8% + 0,1% de cotisation pour la formation professionnelle (CFP) = 12,9%.
  • Prestation de services artisanaux : 22% + 0,3% de CFP = 22,3%.
  • Prestation de services : 22% + 0,2% de CFP = 22,2%.

Il ne faut pas oublier également l’impôt sur le revenu. Si vous avez opté pour le prélèvement libération de l’impôt, il sera prélevé en même temps que vos cotisations sociales (+1% pour la vente de marchandises, +1,7% pour les services artisanaux, +2,2% pour la prestation de services.) Votre auto-entreprise nécessite aussi peut-être des dépenses courantes, des abonnements, des achats de marchandises. N’oubliez pas d’anticiper ces charges avant de vous lancer.

Prendre soin de ses premiers clients

Il sera peut-être quelqu’un de votre entourage, un de vos proches ou un ami. C’est un client important car c’est celui qui va vous mettre le pied à l’étrier. Vous allez pouvoir tester vos capacités et répondre à une demande. Les clients qui viendront ensuite seront aussi très importants car ils feront sûrement partie du second cercle. Un ami d’un ami ou une connaissance. Ce sont ces personnes qui vont créer le fameux bouche-à-oreille. Privilégiez la qualité à la quantité. Les clients vous seront reconnaissant d’un travail bien fait et les recommandations pourront commercer à pleuvoir.

Gérer l’administratif

La partie administrative de l’auto-entreprise reste assez simple à gérer. Il vous faut créer des devis et des factures pour vos clients. Pour cela rien de plus simple puisque bonjourautoentrepreneur.fr vous permet de gérer votre clientèle et la facturation de manière totalement autonome et en ligne. L’auto-entreprise ne nécessite pas de tenir de comptabilité, un point positif pour vous et vos soirées ;).

Dernier élément, le compte bancaire. Nous vous conseillons de prévoir un compte dédié à votre auto-entreprise pour permettre de vous y retrouver. Un service comme qonto.fr vous permet de gérer votre auto-entreprise facilement avec une carte bleu, un RIB et tous les services bancaires classiques de manière dématérialisée.

Communiquer

Pensez à communiquer. Le bouche-à-oreille est une chose mais avec le web, la presse papier ou la radio vous avez un champ infini pour communiquer et présenter vos services. Les réseaux sociaux sont maintenant incontournables pour une présence en ligne. C’est une manière de présenter facilement vos prestations, vos réalisations et garder le contact avec vos clients.

Vous pouvez maintenant vous lancer en toute sécurité.

La crise sanitaire du COVID-19 a mis le pays au ralenti voire à l’arrêt total pour certaines activités. Vous êtes nombreux à vous demander si l’État sera à vos côtés pour vous aider financièrement. Des solutions ont été mises en place pour vous accompagner. Voici les principales à l’heure où nous écrivons ces lignes.

Report des cotisations sociales URSSAF

Il vous est possible de repousser le versement de vos cotisations mensuelles de février qui sont à déclarer le 31 mars. Pour cela rendez-vous dans votre espace URSSAF et indiquez 0 dans la déclaration de chiffre d’affaires. Aucune pénalité de retard ne sera retenue.

Attention, il s’agit bien d’un report. Les cotisations seront dues les mois qui suivront le retour à la normale. Elles seront lissées chaque mois jusqu’à décembre 2020.

MAJ : L’URSSAF a mis en pause les prélèvements de cotisations de mars et avril.

Une aide de 1500€ pour le mois de mars

Un fonds de solidarité a été mis en place par l’État français. Deux conditions sont à remplir pour bénéficier de la somme forfaitaire de 1500€ :

  • Ne pas avoir un chiffre d’affaire supérieur à 1M€ de chiffre d’affaires sur l’exercice précédent
  • Avoir subi une perte de plus de 70% de son chiffre d’affaires suite à la pandémie.

Pour l’instant le calcul de la perte de 70% de CA sera fait sur la base du chiffre d’affaires N-1. Il convient donc de comparer votre chiffre d’affaire de mars 2020 avec celui de mars 2019. Pour les nouvelles auto-entreprises (création après mars 2019), le chiffre d’affaire référentiel est le CA moyen depuis la création. L’aide mensuelle pourra être amenée à être renouvelée selon la durée du confinement.

Les dossiers/demandes seront à déposer à partir du 1er avril sur le site impots.gouv. Attention bénéficier de l’aide, il faut que votre auto-entreprise soit votre activité principale.

Le syndicat des indépendants (indépendants.co) est en discussion avec le gouvernement pour faire entendre la voix de tous les travailleurs indépendants afin de les aides pendant cette période difficile. Une pétition est en court, à découvrir ici.

bonjourautoentrepreneur.fr soutien toutes les micro-entreprises. Nous vous souhaitons bon courage pendant cette période pleine d’incertitudes. Prenez soin de vous et surtout #Restezchezvous

Vous ne le savez peut-être pas encore mais il existe de nombreuses aides pour vous accompagner au démarrage de votre activité en auto-entreprise. Des aides financières, des exonérations mais également des accompagnements pour démarrer du bon pied. Voici les principales…

Exonération CFE 1ere année

Première aide, l’exonération de la cotisation foncière des entreprises. Elle est accordée à tous les créateurs d’entreprises la première année d’activité.

ACRE

C’est une aide qui a évoluée depuis le 1er janvier 2020. Il s’agit d’une exonération partielle de vos charges sociales. Initialement, 75% la première année d’activité puis 25% la seconde et 10% la troisième. Depuis le 1er janvier 2010, il s’agit d’une exonération de 50% des cotisations la première année d’activité. Voir notre article sur la réforme de l’ACRE (https://www.bonjourautoentrepreneur.fr/2019/09/26/reforme-acre-baisse-taux-octobre-2019.html).

ARE

Si vous remplissez les conditions d’obtention de l’ARE (rupture conventionnelle, fin de CDD, licenciement…), il est possible de cumuler cette aide avec les revenus de votre auto-entreprise (montant à déclarer auprès de Pôle Emploi tous les mois). Chaque mois, le montant de l’ARE évoluera en fonction de vos nouveaux revenus.

Le calcule est le suivant :

1 - Commencez pas imputer un abattement forfaitaire pour frais professionnels sur votre chiffre d’affaires (vente : abattement de 71%, prestation de services : abattement de 50%, libérale : abattement de 34%) afin de déterminer votre revenu.

2 - Ensuite déduisez 70% de ce revenu mensuel, précédemment calculé, au montant de l’ARE que vous perceviez.

Résumé :

[ARE mensuelle – [(CA – abattement pour frais professionnels*) x 0,70]] ÷ allocation journalière

Voici donc le nouveau montant de l’ARE que Pôle Emploi vous versera en complément des revenus de votre auto-entreprise.

Retrouvez le détail sur le site de l’UNEDIC.

ARCE

L’Aide à la Reprise ou à la Création d’Entreprise vous permet de bénéficier de vos allocations chômage sous forme de capital. Ici vous percevrez 45% du montant en deux temps. Un premier à la création de votre auto-entreprise puis un second six mois après.

A vous de choisir entre percevoir 100% de vos allocations mensuellement avec l’ARE sur 2 ans en déduisant votre chiffre d’affaires ou 45% via l’ARCE au début de votre activité + 100% des bénéfices de votre auto-entreprise.

NACRE

On parle ici du Nouvel accompagnement pour la création ou la reprise d’entreprise. C’est avant tout une aide pour monter son entreprise (montage du projet de création ou de reprise d’entreprise, à la structuration financière et au démarrage de l’activité). Vous pouvez être accompagné pendant 3 ans. Voir les conditions.

AGEFIPH

Aide accessible pour les personnes en situation de handicap. Il s’agit d’une aide forfaitaire de 5000€ qui vient faciliter le démarrage de l’entreprise. Pour en bénéficier, plusieurs conditions sont à remplir dont un apport personnel d’au moins 1500€.

Dispositifs fiscaux zonés

Renseignez-vous sur la zone d’activité de domiciliation de votre auto-entreprise. Certaines zones urbaines ou de campagnes vous permettent de bénéficier d’allégements ou d’exonérations d’impôts. C’est le cas notamment des ZFU (zones franches urbaines) ou des BER (bassins d’emploi à redynamiser).

Aides régionales / locales

Informez-vous localement sur les aides et les concours qui sont à votre disposition. La région, le département, certains organismes privés ou associations proposent souvent des prêts intéressants ou des dotations pour des auto-entreprises innovantes.

Voici une première approche pour vous permettre d’approfondir en fonction de votre situation. Notre équipe de bonjourautoentrepreneur.fr est bien entendu disponible via notre chat pour répondre à toutes vos questions et vous aider à chaque étape de la vie de votre auto-entreprise.

C’est une démarche obligatoire pour tout chef d’entreprise : déclarer son chiffre d’affaires (CA). Ce chiffre d’affaires va déterminer les cotisations que vous devrez verser à l’État. Plusieurs paramètres rentrent en compte pour bien réaliser cette déclaration. Nous vous les présentons ci-dessous.

Quand déclarer son chiffre d’affaires ?

En fonction du choix que vous définissez à la création de votre entreprise, votre déclaration sera mensuelle ou trimestrielle. Cette périodicité pourra être modifier auprès de votre CFE avant le 31 octobre pour une modification au 1er janvier suivant.

  • Déclaration mensuelle : Chaque dernier jour du mois on déclare le CA du mois
  • Déclaration trimestrielle : 30 avril (CA de janvier, février, mars), 31 juillet (CA d’avril, mai, juin), 31 octobre (CA de juillet, août, septembre), 31 janvier (CA de octobre, novembre, décembre).

Lors de votre première année d’activité, vous avez 3 mois pour réaliser votre première déclaration auprès de l’Urssaf. Ensuite le rythme classique reprend.

Attention, même si vous n’avez réalisé aucun chiffre d’affaires vous devez remplir votre déclaration avec le chiffre 0. Des pénalités peuvent être appliquées si ce n’est pas réalisé (50€).

Que déclare t-on comme chiffre d’affaires ?

Si votre auto-entreprise n’est pas soumise à la TVA, vous devez déclarer, le chiffre d’affaires encaissé. Si vous avez facturé mais que vous n’avez pas encore été payé, ce chiffre d’affaires ne sera pas à indiquer. Si en revanche, votre auto-entreprise sort de la TVA, il est important de savoir qu’il faut déclarer le chiffre d’affaires HT.

Comment et où déclarer son chiffre d’affaires ?

La première solution et la plus simple est de passer pas notre servicebonjourautoentrepreneur.fr. En effet, lorsque vous utilisez notre service de facturation pour facturer vos clients, nos experts s’occupent de déclarer automatiquement et à votre place, votre chiffre d’affaires réalisé. Vous n’avez donc rien à faire. Plus de paperasse !

Si en revanche vous devez réaliser vos déclarations seul. Pendant longtemps, les déclarations étaient réalisées sur le site net-entreprises.fr mais ce n’est plus le cas depuis 2019. Il faut dorénavant vous rendre sur le site autoentrepreneur.urssaf.fr Depuis le 1er janvier 2019, les déclarations sont uniquement effectuées en ligne. Finies les déclarations papier. Vous devez alors vous rendre sur ce portail web ou sur leur application mobile. AutoEntrepreneur Urssaf.

Une fois connecté vous pourrez renseigner votre chiffre d’affaires réalisé et gérer vos options de paiements (par carte bancaire ou mandat de prélèvement). Notez qu’il faudra bien distinguer les différents chiffres d’affaires (libérale, artisanale ou commerciale) si votre activité le nécessite.

Que paie-t-on ?

Les cotisations que vous allez régler mensuellement ou trimestriellement, correspondent aux cotisations sociales, aux taxes des frais de chambres consulaires, à la contribution pour la formation professionnelle. Si vous avez opter pour le versement forfaitaire libératoire, vous paierez également votre partie d’impôt sur le revenu.

Vous savez maintenant comment déclarer votre chiffre d’affaires en tant qu’auto-entrepreneur. Mais le plus simple reste encore d’utiliser bonjourautoentrepreneur.fr pour avoir l’esprit libre et ne pas se tromper. Une déclaration automatique et les conseils de nos experts, c’est la force de notre startup.