Blog Auto-Entrepreneur

Toutes les actualités et les idées autour de l'auto-entreprise et du travail freelance sont dans ce Blog Auto Entrepreneur.

Si les développeurs web sont de plus en plus nombreux à s’installer en freelance, ce n’est pas seulement pour être leur propre patron, mais aussi parce qu’ils y gagnent financièrement. Pour déterminer le salaire qui sera atteint dans ce métier, il faut aussi apprendre à facturer correctement ses clients.

Quel est le salaire moyen d’un développeur web freelance ?

Chaque année, ou presque, des études sont menées afin de connaître le tarif moyen des freelances dans tous les métiers du web. Celui de développeur a donc aussi été scruté de près, d’autant que c’est un secteur en plein déploiement actuellement. Le baromètre Malt indique ainsi un tarif moyen de 463 € par jour, avec des écarts assez importants entre les développeurs qui démarrent et proposent parfois des tarifs très bas (à partir de 120 € par jour) et des professionnels expérimentés qui peuvent facturer plus de 800 € par jour. Néanmoins, il ne faut pas autant compter que ce salaire sera constant tout au long du mois : tous les jours ne sont pas des jours travaillés. Ou, du moins, pas des jours facturés.

Comment calculer son salaire mensuel en tant que développeur ?

Vous savez déjà qu’un autoentrepreneur doit déduire environ 22 % de charges sociales sur tous les montants qu’il reçoit. Vous pourrez donc déjà systématiquement ôter environ un quart des montants facturés dans le calcul de votre salaire final. Mais ce ne sont pas les seules charges à prendre en compte. Chaque mois, vous aurez à payer une location de bureau (si vous travaillez en extérieur), des frais de déplacement, de téléphone et même d’hébergement de site web (le minimum pour un développeur qui veut démontrer ses compétences). Il s’agit là de chiffres clairs, que vous pouvez additionner. D’autres sont cachés. Vous devrez ainsi penser à l’amortissement de votre matériel : en travaillant dans l’informatique, vous devez pouvoir compter sur un ordinateur réactif et efficace, et sur une tablette qui l’est tout autant pour effectuer vos démonstrations en extérieur. Pour vous, il ne pourrait être question de garder la même vieille bécane pendant dix ans. Et donc, vous aurez à renouveler régulièrement votre matériel. Encore un coût que vous avez tout intérêt à anticiper. Tous ces frais s’accumulent. Pour autant, vous ne pouvez pas simplement les amputer de vos factures, en vous basant sur un tarif journalier, pour déterminer votre salaire. Parce que vous ne travaillerez pas tous les jours.

Comment passer d’un tarif journalier à un salaire mensuel ?

En moyenne, sur un mois de trente jours, il faut compter seulement une vingtaine de jours ouvrés (en partant du principe que vous conserverez vos week-ends). Mais tous ne seront pas consacrés au développement. Par ailleurs, vous souhaiterez sans doute aussi prendre des vacances. Il faut également compter au moins quelques jours chaque mois pour le démarchage, ainsi que pour les démarches administratives (envoi de factures, comptabilité, déclarations diverses…). Et personne ne peut être à l’abri d’une maladie ou de jours où, simplement, vous serez entre deux clients. Par conséquent, les 251 jours moyens qui pourraient être travaillés dans l’année sont alors plus proches des 130 à 160 jours réels. Pour fixer votre taux journalier moyen, celui que vous facturerez à vos clients, vous devrez donc anticiper ces jours-là aussi dans votre calcul. Vous trouverez des simulateurs en ligne, comme celui de Kob-one qui vous permet de déterminer, à partir du salaire mensuel net que vous souhaitez obtenir, quel tarif journalier vous devez facturer à vos clients. Après, ce sera à vous de ne pas sous-estimer le nombre de jours nécessaires pour mener à bien vos missions. En vous basant sur les tarifs moyens de la profession, vous saurez alors ce que vous pouvez espérer obtenir comme salaire réel. Mais n’oubliez pas : c’est vous qui déterminerez combien vous allez gagner. Uniquement par votre travail et par les tarifs que vous déciderez d’appliquer.

Il est très difficile de parler de salaire moyen pour les micro-entrepreneurs en sachant que ce type d’entreprise recouvre un grand nombre de réalités différentes. Entre ceux qui n’ont créé leur microentreprise que pour générer un revenu d’appoint et ceux qui en vivent réellement, entre les activités de service et celles de commerce, les salaires sont loin d’être les mêmes. Néanmoins, l’Insee s’est penché sur le sujet et un certain nombre de statistiques permettent d’établir un tableau de l’auto-entrepreunariat et de ses salaires en France.

À combien s’élève le revenu moyen d’un entrepreneur

En France, en 2014, une personne non salariée dégageait en moyenne 2 510 euros par mois de son activité. Ce chiffre évolue fortement selon la région de l’entrepreneur : il est ainsi beaucoup plus élevé à Paris et dans la moitié nord du pays, en corrélation souvent avec le coût de la vie, sans pour autant pouvoir réduire cette disparité à cette interprétation. L’environnement économique joue un rôle important : une forte densité de population, un meilleur niveau de vie des habitants ou encore un faible taux de chômage participent à l’amélioration des revenus des non-salariés. Mais les personnes non salariées ne sont pas uniquement des autoentrepreneurs. Et les chiffres ne sont pas tout à fait les mêmes pour eux.

Un salaire moyen très bas pour les autoentrepreneurs mais…

Toujours d’après l’Insee, et sur la même période de temps, les autoentrepreneurs ne retirent en moyenne que 410 euros par mois de leur activité. Un salaire très bas, mais qui cache une autre réalité : fin 2014, près d’un auto entrepreneur sur trois cumulait cette activité avec un travail salarié. Par ailleurs, sur la même époque, les plafonds de revenus de l’autoentreprise étaient considérablement moins élevés que maintenant. Il faut ainsi noter qu’en 2015, pour la première fois depuis six ans, les revenus moyens des autoentrepreneurs augmentaient, de 6 % en moyenne.

Comment se répartissent les chiffres d’affaires des autoentreprises ?

Le problème principal des statistiques, c’est qu’elles incluent, nous l’avons vu, des résultats très disparates. En creusant un petit peu, des calculs un peu plus fins apparaissent. Ainsi, selon un pointage réalisé par l’Agence centrale des organismes de Sécurité sociale (Acoss), le chiffre d’affaires trimestriel moyen des autoentreprises était de 3 664 € en 2017. Parmi elles, les deux tiers gagnaient moins de 9 000 € par an… et 10 % déclaraient un chiffre d’affaires supérieur à 26 000 €.

Quelles sont les microentreprises qui dégagent les salaires les plus élevés ?

Les autoentreprises existent dans de nombreux domaines différents… à tel point que les codes Siret ne recouvrent pas toujours assez rapidement les nouveaux métiers qui se créent. Néanmoins, les études permettent de déterminer quels secteurs comptent parmi les plus dynamiques. À l’heure actuelle, il s’agit des microentreprises implantées dans les transports, la santé, les activités immobilières, le nettoyage et l’hébergement-restauration.

Il faut cependant noter que le salaire moyen augmente avec la durée de vie de l’autoentreprise et que les nouveaux plafonds des microentreprises devraient considérablement faire évoluer ces moyennes dans les années à venir.

La micro-entreprise possède un avantage certain sur tous les autres types d’entreprises : les démarches administratives sont grandement simplifiées. Depuis l’étape de la création jusqu’aux déclarations à effectuer régulièrement. Néanmoins, être auto-entrepreneur ne vous dispense pas de cotisations sociales. Voilà tout ce que vous devez savoir sur le sujet.

Jamais plus que ce que vous gagnez

Les prélèvements sociaux s’effectuent automatiquement, chaque mois ou chaque trimestre, en fonction du chiffre d’affaires que vous déclarez. Ce qui signifie qu’il est mathématiquement impossible que vous vous retrouviez à payer plus que ce que vous avez gagné. Sauf dans le cas où vous avez acheté beaucoup (trop) de matériel, car seules les factures encaissées sont prises en compte, pas celles que vous avez vous-même dû régler. Le pourcentage qui vous sera prélevé dépend cependant de votre type d’activité, justement afin d’éviter au maximum cet écueil.

Cotisations sociales auto-entrepreneur par type d’activité en 2018

Activité principale Cotisations sociales Taux de CFP Total
Vente de marchandises 12,80 % 0,1 % 12,9 %
Prestation de services BIC (artisanale) 22 % 0,3 % 22,3 %
Prestation de services BNC (commerciale) 22 % 0,2 % 22,2 %
Libérale 22 % 0,2 % 22,2 %

Un zéro n’est pas perdant

Cette règle découle directement de la précédente. Si vous n’avez réalisé aucun chiffre d’affaires pendant un mois (ou un trimestre), vous ne serez soumis à aucun prélèvement de cotisations sociales. Mais ceci, uniquement si vous avez indiqué le chiffre zéro lors de votre déclaration (eh oui, une activité inexistante ne vous dispense pas d’effectuer cette démarche obligatoire). En cas d’oubli, vous devrez vous acquitter d’une pénalité de 49 € (et cela pour chaque déclaration manquante). Il est donc plus que conseillé de prendre les quelques minutes nécessaires pour remplir votre déclaration en ligne le moment venu. Ou, si vous avez décidé de ne plus poursuivre votre activité, d’en signaler l’arrêt aux autorités compétentes (là encore, cette formalité est maintenant simplifiée grâce aux services en ligne).

Attention : si votre activité ne génère aucun chiffre d’affaires pendant 24 mois consécutifs, vous perdrez le bénéfice du statut d’autoentrepreneur.

Sachez pourquoi vous payez

Vous déclarez votre chiffre d’affaires à l’Urssaf. Cet organisme sera également celui qui encaissera vos charges sociales. Elles servent à financer votre couverture sociale en tant que profession indépendante et vous ouvrent des droits pour les prestations suivantes :

  • assurance maladie /maternité
  • cotisation supplémentaire d’’ndemnité journalière
  • CSG/CRDS
  • cotisation allocation familiale
  • cotisation retraite de base
  • cotisation au titre de la retraite complémentaire obligatoire
  • cotisation au régime d’’nvalidité et décès

Depuis 2011, la Contribution à la Formation Professionnelle (CFP) s’ajoute également à ces cotisations. Ce qui vous permet, par ailleurs, de pouvoir suivre des formations financées par les organismes compétents, en fonction de votre activité.

Comme vous le voyez le calcul des cotisations sociales est simple, automatique, et adapté à la situation financière de votre micro-entreprise. Sur les formulaires, vous pourrez également déclarer le montant généré par les activités annexes, si l’activité principale de votre microentreprise ressort d’un cadre différent (par exemple, si vous effectuez des prestations de service tout en vendant du matériel).

Dans le cadre des activités qui peuvent être effectuées en auto-entreprise, vous retrouverez la prestation de services. Ce type de formulation, qui s’appuie sur un taux de cotisations sociales particuliers, implique la rédaction d’un contrat, très explicite, qui condense toutes les informations nécessaires pour la mission que vous allez effectuer avec un client particulier.

Pourquoi rédiger un contrat de service ?

En théorie, le contrat de prestation de services porte sur une prestation intellectuelle ou matérielle entre un professionnel prestataire et un client. Un grand nombre de relations commerciales peuvent être regroupées sous cette appellation : tout ce qui n’est pas de la vente de produits, de biens ou de marchandise devient une prestation de service.

Le contrat de prestation de services a pour but de sécuriser la relation entre le prestataire et le client. Il limite également les risques de litige en formulant de manière claire :

  • Pour le prestataire : la nature de son intervention et le prix demandé en contrepartie. ;
  • Pour le client : le travail dont il entend bénéficier pour le prix convenu. Le contrat pourra également prévoir des obligations et des garanties que le prestataire s’engage à respecter.

Ce contrat doit donc être spécifique, et prévu pour une mission très précise : il n’existe pas de formulation type qui corresponde à toutes les situations. Par ailleurs, il permet, le cas échéant, d’apporter une réponse à l’Urssaf en cas de suspicion de salariat déguisé.

Les mentions indispensables d’un contrat de prestation de services

Au minimum, le contrat de prestation de service doit comporter les mentions suivantes :

  • la désignation des parties (prestataire et client, avec leurs coordonnées et formes juridiques le cas échéant),
  • la mission du prestataire (décrite avec un maximum de précision, tant dans la nature des tâches que dans leur calendrier),
  • la rémunération du prestataire et les modalités de paiement (avec les échéances, les acomptes éventuels et ce qui se déroulera en cas de retard de paiement),
  • la durée du contrat, qui peut être déterminée ou indéterminée, ainsi que les éventuels cas de résiliation anticipée,
  • les modalités de rupture ou de résiliation dudit contrat, dans les cas où la prestation porte sur une création intellectuelle ou artistique, une clause de cession des droits de propriété intellectuelle pourra être insérée.

Les obligations liées au contrat de prestation de services

Un tel contrat lie les deux parties qui le signent. Le prestataire a une obligation de moyen ou de résultat. Il s’engage à tout mettre en œuvre pour effectuer les services prévus dans le contrat dans les délais prévus. Le client, lui, doit essentiellement payer le prix des prestations fournies. De plus, il s’engage, le cas échéant, à mettre à disposition du prestataire les moyens, accès et/ou informations suffisantes pour la réalisation du travail demandé.

Ce contrat est établi par le prestataire, donc par l’autoentrepreneur. Il doit être disponible en deux exemplaires (un pour chaque partie), qui seront paraphés sur chaque feuille, datés et signés sur la dernière page. Il est le préalable d’une mission réussie dans le cadre d’une prestation de services, ponctuelle ou sur le long terme.

Dans l’esprit de beaucoup de personne, le travail en indépendant, c’est une seule et unique chose, qui implique un certain attrait pour l’aventure et le risque, et peu de stabilité financière. Freelance et autoentrepreneurs ne seraient donc que les deux faces d’un même statut ? Pas vraiment. Nous allons vous expliquer pourquoi.

Du point de vue de la loi

Depuis 2016, le terme microentrepreneur a remplacé celui d’autoentrepreneur. Cette modification induit que ce statut correspond a une forme spéciale d’entreprise individuelle, avec des formalités simplifiées, des plafonds de revenus et une obligation de déclaration.

Surtout, ce statut peut se cumuler avec une activité salariée. Le freelance, lui, n’est pas forcément un microentrepreneur, même s’il peut l’être. Il peut tout à fait opter pour une autre forme de régime juridique et fiscal (avec toutes les formalités que cela implique).

Le portage salarial est réservé aux seuls freelances

Le freelance ayant la liberté de choisir la manière dont il va gérer son entreprise, il peut également se tourner vers le portage salarial, rémunéré sous forme de salaires. Ce type de missions peut rassurer pour un début de carrière indépendante : il induit une certaine sécurité du point de vue du chômage et des prestations sociales, mais les prélèvements sont assez importants. Cette option n’est pas accessible aux autoentrepreneurs, qui déclarent obligatoirement un chiffre d’affaires lié à leur activité indépendante.

Le développement d’une entreprise

Un freelance peut également commencer en tant qu’autoentrepreneur, puis se tourner vers une autre forme juridique (EI, EIRL, EURL, SASU…). C’était auparavant le cas quand une affaire se développait, mais le relèvement des plafonds de revenu va sans doute pousser de nombreux entrepreneurs à rester sous le régime de la microentreprise plus longtemps. L’important est d’étudier quel régime est le plus avantageux, tant en termes de frais que de temps à dédier à la gestion.

Mais alors, qu’est-ce qu’un freelance ?

Un freelance est tout simplement une personne qui décide d’être son propre patron, sans plus aucun rapport hiérarchique, sans contrainte horaire autre que celle de terminer ses missions en temps et en heure.

Il est même possible de se positionner sous cette appellation tout en alternant des CDD, des missions ponctuelles ou d’autres contrats. Cette manière de travailler implique avant tout une certaine liberté. Mais ce n’est pas un statut, ni au regard de la loi, ni de la fiscalité. Un freelance ne peut pas établir de facture en tant que tel, il faut avant tout qu’il ait créé une entreprise, quelle que soit sa forme.

Vous avez donc maintenant compris que si un autoentrepreneur est toujours un freelance, l’inverse n’est pas nécessairement vrai. Le mot « freelance » n’est qu’un terme générique, comme « fruit ». À vous de choisir ensuite si vous voulez être la cerise sur le gâteau ou un fruit exotique !